Séminaire 2007

Le 21e siècle doit être pour tous les peuples un temps de renouveau en particulier, pour nous les Haïtiens, une période de grandes réflexions sur l’avenir de notre jeunesse. Cela signifie qu’ensemble, nous devons prendre soin des générations futures en contribuant à leur éducation. Car la force d’un regroupement humain est directement proportionnelle à la qualité des individus qui le composent. En effet, en l’absence d’hommes et de femmes éduqués et instruits, toute collectivité est vouée à la dépendance.  La formation des jeunes est une priorité, car ils représentent le pivot d’une société haïtienne équilibrée.

Or, que vaut une école sans un bon corps professoral ? Un enseignant bien formé et vivifié par une bonne conscience professionnelle est une pièce maîtresse pour l’avenir de toute une génération. L’échec de l’école haïtienne ne réside pas dans sa structure organisationnelle, mais plutôt dans la formation des enseignants qui sont chargés de mettre en exécution le régime pédagogique.  Plusieurs autres facteurs sont aussi négligés quand on parle de la réussite de l’élève haïtien. C’est dans la vision de son école que résident les FONDEMENTS et même toute la force d’une nation. Comme l’autre dit : « L’école crée sa société. L’on ne donne que ce qu’on a reçu. L’école est le reflet de sa société. »

Lettre adressée en 2005 par Michel Favard et Père Martin Noodermeer (OMI) nous demandant de l’aide pédagogique en vue d’ouvrir une Université fonctionnelle dans la zone Sud (UFOSUD) et aussi pour déceler les forces et les lacunes pédagogiques des enseignants de Camp-Perrin, d’où vient notre décision de nous engager sérieusement dans ce projet par le biais de la FRPCP.